Des vacances et des doutes

On ne pouvait pas espérer pire pour la trêve. Battus sur le fil à Newcastle puis à Paris, les Cistes du MHR ont sombré face au Racing 92 (13-27). Et cette fois ci, c’est à domicile. Cela commence à devenir problématique. 

Comment expliquer un tel changement en si peu de mois ? Certes, les blessures y sont pour beaucoup de choses, mais elles n’excusent pas tout. Si Montpellier n’a pas été épargné par l’infirmerie, le MHR se met dans le doute à une neuvième place au classement, à l’aube de deux semaines de vacances. Face aux franciliens, il n’y a pas vraiment eu photo. Les visiteurs ont calmé rapidement un GGL Stadium qui sonnait deja assez creux pour une telle affiche. En deux mouvements bien négociés, les joueurs du Racing 92 envoyaient les fusées Iribaren et Imhoff aplatir dans l’en-but (0-12). On ne pouvait pas plus mal démarrer en terme de confiance. Le réveil se fera à l’approche de la demi heure de jeu, avec un carton jaune à l’encontre de Chavancy. Le moment ideal pour revenir au score, sur une phase de jeu bien contrôlée, terminée par Reilhac (5-12). L’espoir était de retour, car Montpellier montrait alors un visage plus convaincant, agressif et dominateur. Cela amena quelques minutes plus tard, le second essai avant la pause, par Van Rensburg (10-12). A le mi temps, la partie « semblait » relancée.

Du moins, c’est ce que l’on espérait en discutant avec les uns et avec les autres à la pause. Plus indiscipliné, le MHR se mettait alors à la faute (10-15), et allait conceder un nouvel essai qui frappait derrière la tête. Sur une action de jeu montpelliéraine, Imhoff sort de son aile pour intercepter, et faire une course qui déposa tout le monde (10-22). Pienaar dans le dur au pied, c’est Cruden qui ramenait un peu d’espoir à une vingtaine de minutes de la fin (13-22). Montpellier continuait alors de faire pressing sur cette formation francilienne, qui ne bougeait pas d’un centimètre en defense. Malgré les changements apportés, les minutes défilèrent, et la defense du Racing était en train de remporter le match. Un dernier essai, anecdotique, scella la victoire des visiteurs et le désespoir des montpelliérains, abattus par le doute (13-27). Julien Tomas, rentré en jeu, n’aura pas su changer les débats pour le dernier match de sa grande carrière.

Quentin Jacquet

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