Le coeur du Handball était à Montpellier

Même lorsque l’on écrit ces quelques mots, il est difficile de trouver un point d’angle pour démarrer un bilan d’une saison incroyable. Vainqueur de la Ligue des Champions, le Montpellier Handball peut dresser fièrement, sa deuxième étoile. 

1) Roi de Cologne 

Des déplacements de Dunkerque à Nantes, en passant par Chekhov ou encore Istanbul, tous ont apporté un brin d’éclair dans cette saison 2017-2018. Jetés en poules basses par les instances européennes, les joueurs de Patrice Canayer savaient alors qu’ils allaient batailler pour être de nouveau présent dans le tableau final. Sur un rythme constant, les montpelliérains ont enchainé les victoires. Face à des formations abordables, les gestions de l’effectif et des matchs étaient parfaites lors des longs déplacements. Après beaucoup d’application, la formation Héraultaise fut qualifiée avant même ses deux derniers matchs de phase de groupes. Le sentiment de pouvoir créer l’exploit naissait un 31 Mars. Jour du match retour à Barcelone, au sein duquel, Melvyn Richardson et ses partenaires, ont fait taire le Palau BlauGrana. Une défaite pour une bonne cause, qui envoyait le MHB en quart de finale, comme l’an passé.

Cette élimination des catalans fut un séisme dans le monde du Handball, mais surtout, amplement méritée pour les montpelliérains. Dans sa double confrontation face à Flensburg, l’équipe n’a pas subi la pression. Avec l’expérience acquise sur le passé, Montpellier a tout d’abord accroché un superbe nul en Allemagne, avant de donner une véritable leçon de Handball devant les 8 000 personnes massées à la Sud de France Aréna. Nous allions à Cologne, et la fête était belle ! Le rêve étant déjà réalisé, il ne s’est pas arrêté là. Face au Vardar Skopje c’est au mental que cela s’est joué, dans le duel très physique imposé par les macédoniens. Diego Simonet montrait alors qu’il avait déjà la carrure d’un MVP. Comme une évidence, la finale fut une partie tendue, mais maitrisée de bout en bout, pour soulever le trophée. Une émotion qui nous attachera à cette ville allemande pour toujours.

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2) Un championnat brisé

Une grande tristesse après ce déplacement à Saint Raphael, bien évidemment. Mais avant cela, il ne faut pas oublier le parcours réalisé par les montpelliérains. En démarrant en trombe, nos joueurs ont multiplié les succès claquants à l’extérieur, comme à Nantes, Aix ou encore Dunkerque. Hormis face aux varois du SRVHB, René Bougnol, comme la Sud de France Arena, ont été des forteresses imprenables. Portés par un public qui a toujours garni les travées, toujours avec la même ferveur, les montpelliérains ont dicté leur loi durant la première partie de saison, en l’achevant bien évidemment, à la première place.

Pas de contre coup de l’Euro et de la trêve internationale, Patrice Canayer savait qu’il allait batailler jusqu’au bout. Paris n’étant pas loin, Paris s’est rapproché grâce à sa victoire face au MHB, et encore plus après la défaite montpelliéraine face à Aix. Il n’y avait plus de joker. Pourtant, cette bande de gosses va impressionner tout le monde, en détournant toute la pression pour battre Toulouse, Cesson puis Nantes. A un but près dans le Var, le MHB aurait probablement été champion. Mais qu’importe, la saison fut grande et belle.

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Photo : @PatriciaSports

Quentin Jacquet

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