Une parité qui fait l’affaire du MHB

Flensburg et Montpellier se sont quittés dos à dos, après une partie de très haut niveau. Si les montpelliérains ont mené presque toute la partie, la vitesse de jeu des allemands leur donne un sursit en vue du match retour, Dimanche 29 Avril, dans l’Hérault. 

Un TGV allemand bien contré au début   

TGV oui, car la rapidité des remises en jeu de Flensburg a été impressionnante. C’est de cette forme qu’ils se sont maintenus au niveau des montpelliérains, qui eux, excellaient en attaque. Il faut le dire, nos joueurs ont pris le match par le bon bout. Dès l’entame, ils ont su prendre les devants, pour calmer cette salle chauffée à bloc (3-5). Emmenés par un Jonas Truchanovicius toujours aussi important dans cette Ligue des Champions (6 buts), les hommes de Patrice Canayer trouvaient de nombreuses solutions, face à des allemands qui n’arrivaient pas à lire le jeu offensif. En réalité, un faux rythme était installé de la part du MHB en première mi temps (8-10). Tout le Cinéma Gaumont de Montpellier se mettait à croire en l’exploit. Cependant, ce sont ces engagements très rapides qui ont fait mal, et surtout, des décisions arbitrales très litigieuses. Avec ce temps fort, les locaux sont repassés en tête, pour ne plus la lâcher jusqu’à la pause, face à des montpelliérains qui semblaient avoir perdu le fil sur le repli défensif, au grand désarroi de Patrice Canayer, furieux car il avait insisté sur ce point (17-15).

Une défense solide 

C’est probablement ce genre de défense qui permettra à Montpellier de côtoyer encore plus les sommets européens. Plus en difficulté en attaque, en deuxième période, c’est donc le travail et les efforts défensifs qui ont permis d’arracher ce match nul (seulement 11 buts encaissés en deuxième mi temps). Par rapport à la première période, durant laquelle les arbitres ont sanctionné certaines interventions, ces dernières ont été bien plus agressives, et dans le bon sens du terme. A l’image des interventions de Porte et Fabregas sur Rasmus Lauge, incroyable ce soir (19-19). Derrière ce mur blanc, un homme prénommé Vincent Gérard a fait un travail remarquable, en s’imposant à de nombreuses reprises sur les tirs d’ailiers, mais aussi à 6 mètres.

Un temps faible en attaque, Fabregas survole 

Pour entretenir cette grinta, et surtout cet espoir de Cologne, l’attaque devait répondre aux attentes de la défense. Mais voilà, Flensburg voyait les choses autrement, et ne donnait plus aucune solution au MHB, qui s’en remettait aux coups de canon lointains signé Richardson (23-25). Après un temps fort, Montpellier a connu un dernier quart d’heure très compliqué devant, sous la pression du public, et l’agressivité des locaux. Heureusement, le sauveur de la patrie Ludovic Fabregas a pris les choses en mains, et a guidé ses partenaires. Avec ses sept buts, il montre qu’il fait un retour impressionnant au plus haut niveau, et a mis à mal la défense allemande, et les gaillards du centre comme Toft Hansen. Les buts devenaient alors de plus en plus décisifs, et Truchanovicius lui ne se posait pas de questions. Malgré sa dernière perte de balle, il a fait, comme toute l’équipe, une dernière défense remarquable, pour conserver ce match nul (28-28). Un résultat (presque) parfait, avant le retour qui promet d’être bouillant à l’Aréna.

Quentin Jacquet

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